Lumière !
Mégère non apprivoisée

Points de vue

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Depuis des millénaires, la mémoire des populations aborigènes d’Australie se transmet grâce aux peintures et aux songlines ou « chants de piste », ces savoirs ancestraux acquis par les aînés. Bien plus que des récits légendaires, ces songlines représentent à la fois une voie spirituelle et l’instrument qui permet de nommer, de localiser les sites importants où trouver l’eau et la nourriture, essentiels à la survie dans le désert, et de s’en souvenir.   

Mais l’artiste ne dessine pas le paysage, il le décrit ou plus exactement il raconte sa formation et ses transformations par les Ancêtres. Les Aborigènes recouvraient le sol de pointillés réalisés avec des pigments naturels (craie, argile, charbon de bois, ocres) et disposés à l'aide d'un bâtonnet. C'est cette pratique qui est à l'origine de la peinture aborigène contemporaine - souvent qualifiée de pointilliste - née dans les années 1970 à l'instigation de certains Occidentaux. 

Peinture exposée à Paris, au musée du Quai Branly, lors de l'exposition Songlines en 2023 (détail ci-dessus). Cette œuvre sera commentée lors du cycle Tout connaître de Paris saison 2023-2024  

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